Je ne sais pas vous, mais j'imagine très naturellement la jardinière (et le jardinier !) bichonnant ses massifs au côté de son bon compagnon de verdure...Un chat, un chien, un cochon nain, que sais-je ? L'animal est souvent témoin de nos échecs (et parfois responsable...) et on se surprend à lui demander pourquoi "non mais franchement tu le sais toi ?" on s'est obstiné à planter un érable japonais où il ne faut pas. L'animal nous suit, sous le soleil, le vent, ou le ciel tout gris (pas sous la pluie, faudrait pas non plus abuser, la jardinière !), fidèle spectateur de nos gratouillages intempestifs...Que l'on fasse trois allers-retours pour à chaque fois oublier ce dont on avait besoin à la base. Que l'on plante une vivace d'un air concentré, pour la déplanter et la déplacer la semaine d'après. Que l'on taille, que l'on sème, que l'on regarde en l'air la bouche ouverte.
Alors comment lui faire comprendre que, non, personne n'a besoin qu'il mette la patte à la pâte ? Il a envie d'aider, pour sûr ! Il a envie de venir gratter avec nous, pile là où une vivace commençait à pointer. Il ne peut s'empêcher de tailler les arbustes d'un coup de queue joyeux. Il trouve absolument nécessaire de déposer son engrais un peu partout. Et c'est pour un repos bien mérité qu'il trouve le confort dans le lit douillet...d'une graminée.
Au jardin des arts, il y en a eu du travail accompli par Mamzelle Loa !
Déjà petite, elle avait la "main verte".

un brin d'herbe par ci, une feuille de rose par là
Très à cheval sur les principes de taille :

Comme sur les périodes de plantation...
Sa plus "belle" réussite ? Avoir éradiqué une azalée blanche, cadeau de ma maman, quand elle avait 5 mois. Elle ne devait pas lui plaire...J'avais réussi à la sauver tant bien que mal, mais elle n'aura finalement pas résisté à l'hiver de 2011. La miss a eu du flair. Mamzelle Loa s'occupe aussi du recyclage : elle n'hésite pas à donner d'elle même en allant régulièrement se régaler des déchets du compost (nous avons été obligés de le fermer). Elle aide également au ramassage de figues, sans rechigner ! Mais j'ai aussi eu droit au nettoyage de massif par voie orale, qui lui a valu un lavage d'estomac et une des peurs de notre vie.
Car finalement, le jardin est certes un terrain de jeux pour nos compagnons, mais parfois un terrain dangereux. Dans la liste des plantes plus ou moins toxiques, on trouve :

plantes dites "d'intérieur" : yucca, asparagus, croton, poinsettia, dieffenbachia, datura, ficus, phylodendron...

au jardin : euphorbe, jacinthe, laurier rose, muguet, tulipe, buis, lys, dicentra, azalée, muguet, bruyère, digitale, delphinium, gui, pavot, hellebore, hydrangea...
(vous trouverez la liste détaillée
ici, l'abécédaire est à gauche : la liste est longue, ça fait peur !)

Deux belles bien cruelles...
Bref, ceux qui ont un animal glouton-curieux-aventurier-entomologiste me comprendront : le "jardinage" est parfois plein de surprises !
Mais à vrai dire, chien, chat ou rien de cela, nous trouvons de toute façon la compagnie dans le monde qui nous entoure. Avouez : vous aussi, vous faites la conversation aux oiseaux. Et qui n'a pas murmuré aux antennes d'une coccinelle : "va, ma belle, envole toi..." ?
Pour clôturer cette digression, une devinette : à votre avis, pourquoi ai-je choisi ce sujet ? ah ah ! vous donnez votre langue...au chat ?