Un grain de folie à partager, quelques idées à semer, beaucoup de couleurs à ajouter...
Le jardin des arts est l'endroit où les passions se rencontrent, avec pour terrain commun un jardin fleuri...
et un goût du naturel certain !
Et quand cela est saupoudré des malices d'une créature des chemins,
cela donne ça...
Bienvenus !


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4 juin 2013

Projet Jardin des Arts 2013 #3

J'attendais Valou pour poursuivre mon bilan de mai sur le grand projet 2013, elle a donné le top départ, alors voilà mon petit topo.
Compte tenu de l'étendue des dégâts côté météo en ce mois de mai, le potager a relativement bien avancé au jardin des arts. Mais je ne suis pas convaincue que les légumes seront pour cette année...*non sans blague...c'est fou cet optimisme qui laisse penser que, si si, les tomates vont pouvoir rattraper leur retard et donner des légumes alors qu'elles sont toujours dans leurs godets*.

Nous en étions là : 
 Et bien vous l'aurez deviné : le premier carré a été soudé.
Ce sera le seul de la saison, pour une question de budget. Deux autres, plus bas (40 cm au lieu de 60 cm pour celui-ci) le rejoindront de part et d'autre, pour un jeu de hauteur dans la perspective. Un autre bac en compost a rétabli la symétrie vis-à-vis du poulailler; ce sont les palettes dans laquelle la pierre bleue de la maison et terrasse nous a été livrée. Je dois les reprendre pour pouvoir permettre l’ouverture par devant...et ensuite, je les imagine bien agrémentés d'une petite grimpante colorée...
Trois poutres (vestiges des travaux) ont été déplacées pour habiller le côté où sont prévus les arbres en espalier. Le gros du travail a été dans le nettoyage de la terre, et surtout la "rénovation" des lavandes.Il a fallu supprimer pas mal de branche, tailler, nettoyer....
 Un premier arbre en espalier a pu prendre place : un pommier, cadeau de Môsieur l'artiste.
  Les deux autres emplacements des futurs arbres sont pour le moment habillés par une petite structure en bois de tilleul (idée piquée chez Aude, la petite nouvelle :) ), au pied desquels, tout comme elle, j'ai semé des pois de senteur. Quelques graines ont rejoint les parties vides : nigelles, pavots, lins, centaurées...
 Et enfin, on en entamé la seconde grosse partie du travail...la rénovation de la haie. Souvenez-vous, la haie était devenue comme ça : 
 Après le passage de Môsieur l'artiste : 
 
Nous avons gagné près de 70 cm de chaque côté, ce qui va m'être bien utile pour avoir la place de poser mes autres carrés sur le second palier du potager. Le vert reprend déjà le dessus au niveau des parties taillée. Et non, vous ne rêvez pas...j'ai exaspéré une fois de plus mon jardinier préféré en lui demandant une taille en vague. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Une petite vue de l'étage du dessus avec le cercis en fleurs : j'aime cette impression d'avoir un petit bout de jardin dans un grand bout de ciel...


Voilà pour ce mois-ci ! pour voir les autres chapitres de cet aménagement :

3 mai 2013

Le club des cinq : les semis

Cela fait un petit moment que je voulais faire un article sur mes semis. Je profite donc du cultissime Club des cinq de Marie-Claude pour me mettre à jour. Ce sont mes premiers semis depuis fort longtemps, depuis mon adolescence en fait, et pour tout vous dire je n'étais pas très douée...Et j'ai pu m'y remettre grâce à Marie, qui m'a fait un envoi de graines très généreux. Je l'en remercie encore, d'ailleurs...Marie savait qu'il me fallait du facile, du genre de celles qui se sèment en place, qui n'ont pas besoin d'être trop encadrées, et même, comble du luxe, qui se ressèment toutes seules. J'ai donc gardé une grande partie des graines à cet effet. Mais j'ai quand même voulu mettre à l'épreuve mes talents *très très cachés* de jardinière semeuse en faisant quelques semis dès mars, en intérieur.

Et bien ma foi, mes essais ont assez bien fonctionné ! La verrière, je pense que c'est un peu le paradis des semis. Mon club des cinq va être en fait assez facilité, puisque...je n'ai fait que cinq sortes de semis. Ma sélection ne concernera donc pas mes semis les plus réussis, mais ce sera plutôt un classement des réussites et des échecs.

En numéro 1 : cosmos !

En numéro 2 : lobularia maritima
 

En numéro 3 : escholtzia

En numéro 4 : lychnis coronaria

En numéro 5, petit dernier : linaria

La linaria est la plus ratée, seules quelques graines ont germé, et sans pousse vraiment surprenante. En comparaison, le cosmos lui a grimpé littéralement; ils se plaisent bien dans l'ambiance chaude et lumineuse de la véranda. Seul souci : au moment du repiquage, j'ai tout mélangé : cosmos blanc/rose et cosmos pourpre...*on est tête en l'air ou on l'est pas* hem. 

Pour finir, le bouquet du moment, tout simple, qui parfume la maison et accueille les amis...
Bon, j'y vais, j'ai encore du repiquage à faire moi...

28 mars 2013

Un arbre en taille têtard : du respect des traditions

Je me souviens, petite, de ces arbres qui bordaient les routes en alignement monotone, des frênes, des tilleuls, des charmes...Et en passant devant, à cette même époque de l'année, quand les arbres sont encore dans leur plus triste apparat, je me disais que je trouvais ça bien laid. Oui, je n'aimais pas ces boursouflures un peu bizarres qui donnaient aux arbres une allure fantasmagorique...

Brrr............

Bon, une fois écartée mes peurs de petite fille *et surtout une fois le feuillage bien installé...*, je trouve en fait aux arbres têtards un charme fou. Souvenez-vous, la question de vie ou de mort s'était posé sur ce tilleul mal fagoté, qui gâchait la vue sur toute la ville avec sa ramure délaissée depuis des années (j'en parle ici : Un tilleul au jardin...raisons de plus ! ). Mais je n'avais pas dit mon dernier mot, et ma lutte pour son salut avait abouti...mon papa m'a toujours dit : un arbre, c'est sacré, ça ne se coupe pas !

Et puis, en le voyant, ma forte sensibilité aux causes environnementales s'est ébranlée, forcément. Mes cours de protection sur l'environnement sont revenus à la surface, et je me suis rappelée de l'importance de ces "vestiges" de paysage. 
Un arbre têtard, c'est d'abord une empreinte paysagère : la mémoire d'une pratique ancestrale qui tombe dans l'oubli. Les paysans (car on les trouvait au début essentiellement en campagne) leur trouvaient mille utilités : branchages pour la vannerie, feuillages pour le bétail, renforcement du tronc, chauffage, etc...Mais, et c'est le plus important à mes yeux, ces arbres têtards sont aussi de véritables trésors d'un point de vue écologique. Ce sont des refuges de très haute valeur environnementale : un arbre têtard possède en effet bien plus de cavités, nids, creux qu'un arbre non taillé. Ainsi, oiseaux, insectes, chauves-souris trouvent de quoi s'abriter sans souci. Même en des lieux bien spécifiques, certains petits mammifères peuvent y trouver le gite (et le couvert !) : on note la présence de loir, d'écureuils...Le paradis pour la faune en gros !

Bon, vous voyez, de quoi m'encourager à le préserver...car j'ai un trésor dans mon jardin !
avant la coupe

Si vous souhaitez en connaitre plus sur les multiples intérêts de ces arbres trognes vous pouvez allez voir ici.

15 mars 2013

Binette et devinette...

D'après vous, que prépare-t-on en ce moment au Jardin des Arts ?
une pincée d'indices en quelques mots :
  des mots de fer
  des mots en forme
  des mots perchés
  des mots savoureux
  sans oublier...des mots simples !

En attendant, le jardin se fait une petite beauté les jours de soleil. La semaine dernière, c'était au tour du tilleul, et de ça....
photo prise à notre arrivée

....il est passé à ça : 

C'est une forme têtard, taille ancestrale qui tend à disparaître aujourd'hui...
Nous n'avons pas coupé totalement au pied, pour satisfaire un de mes futurs projets. Un de plus...
Et sinon, vous avez trouvé ma devinette ? alors vous savez désormais quel est le grand projet jardin de 2013 !

15 nov. 2012

Plantations de novembre !

Hier, le soleil et une petite pause dans mon travail m'ont permise d'aller faire quelques travaux au jardin. 
En objectif : préparation du massif des Belles. Mais pourquoi diable je n'arrive jamais à me tenir à mon emploi du temps jardin ? Ça doit être un truc de jardinier : une fois dehors, on doit se sentir un peu plus libre, un peu plus vivant...et du coup, c'est le seul endroit où personne ne peut nous imposer quoique ce soit...même pas nous-mêmes ! Par contre, les plantouilles font leurs lois...

Cela avait pourtant bien commencé : j'ai pris la pelle-bêche, pour déplacer les deux dernières menthes (menthe-taboulé et menthe mojito...ben oui, on classe comme on peut :) ). Et là, je me suis dit : je les mets dans quoi ? Me voilà donc partie à la recherche de jolis pots. Mais voilà, les pots que je convoite sont déjà pris par des plantes que dois planter ailleurs, dans l'étage plus bas, un massif qui n'est encore que dans ma tête...Et bien, tant pis, je me lance. L'impulsivité, un autre défaut de jardinier ?

Mais d'abord, je dois commencer par le plus important, la photo souvenir de ce petit monde à m'occuper : en vrac, deux azalées et une bruyère achetées en mars dernier (impulsivité...mais 3 euros, aussi !), une spirée à la floraison tricolore ('Shirobana') et un rhodo compact ('Shamerock') que je trimbale depuis 4 ans...Et donc le buis et 'Bella Anna' pour le massif des Belles. Ainsi qu'un joli coucher de soleil aveuglant...


Un autre groupe, celui des cadeaux de ce mois-ci. Oui, j'ai été gatée : d'abord par ma maman, qui m'offre tout le temps quelque chose à planter. Je lui dois ma centaurée, une clématite, mon premier delphinium (le bleu), un lagerstromia mauve (pas encore planté d'ailleurs, j'aurais pu le mettre sur la photo) et plein d'autres. Et là, c'était une heuchère (je n'ai pas le nom) et une hellébore blanche. Il faut que je précise qu'elle ne connait strictement rien au jardin, et qu'à chaque fois, elle choisit à l'instinct, je n'ai jamais les noms, mais...elle tombe juste tout le temps ! Ensuite un rhododendron rose par la maman de mon amoureux, et une orchidée d'extérieur par mon petit frère. J’espère être plus douée avec elle que celles d’intérieur...Je reparlerai de tout ça plus tard.


Toujours est-il que j'ai commencé par le plus urgent, les azalées et la bruyère qui n'avaient pas bougé de leur pot d'achat. J'ai donc officiellement commencé le niveau Zen, qui sera composé de deux massifs différents de part et d'autre d'une allée d'environ 17 mètres. Une petite photo de départ pour le plaisir...


Ceci ne représente qu'une toute petite partie de la surface à aménager, je dirai 1/20 ème ? Cette zone était jusque là un peu (beaucoup) délaissée. Je vous en reparlerai plus tard en détail également. 
Enfin, puisque j'étais lancée, j'ai planté également le rhodo rose. 


Et c'est pour cela que les menthes sont toujours à leur place, et qu'on finit transie dans la nuit, le dos cassé, les ongles pleins de terre, les cheveux pleins le visage. Mais heureuse :)
Et vous, arrivez-vous à vous tenir à vos objectifs jardin ?

21 sept. 2012

Trois ambiances, deux terrasses, un mal de dos ! #3

Après l'explication du pourquoi (le projet ici) et du comment dans l'article d'avant-hier et l'article d'hier, je vous montre la terrasse à ce jour.  Allez, trêve de bavardage  : 






 A ce jour, il reste la finition de la pierre à poser : je veux rajouter des massifs dans les coins, afin de nuancer la rectitude de l'aménagement (mais qui était presque obligée, car je souhaitais diriger tous les regards vers la vue, perspective toussa...). Une taille sévère du tilleul est d'ailleurs prévu pour 2013. Puis il faudra penser au revêtement (ardoise, gravier ? qu'en pensez-vous ?) de la partie à gauche du bassin. Et l’extérieur : peinture anthracite des volets et structures de verrière,  fenêtres, enduit à la chaux de la jardinière. Et finition de la première partie (transition dedans /dehors) que je ne vous ai pas encore montrée. J'ai déjà ma petite idée, un mélange de pierre et de bois, je sens qu'on va encore s'amuser...Et dire que ce n'est qu'une infime partie de ce qui m'attend encore...Mais c'est ce qu'on aime, pas vrai ?

20 sept. 2012

Trois ambiances, deux terrasses, un mal de dos ! #2

Hier, vous aviez droit à une loooongue histoire du soir sur l’aménagement de la terrasse. En voici la suite.

Nous en étions au passage où le Prince sauve la Princesse...ah non, c'est pas ça ! enfin presque vous me direz...Car il est vrai que les bras d'un homme changent souvent la vie d'une femme. Non je n'ai pas dit ça. Je retire. (...) Mais entre jardinières peu ou pas musclées, on se comprend.

Des agglos furent portés et assemblés, selon le plan de départ, en une grande jardinière. Un second massif a été "disqué" dans le béton (deuxième photo) pour diminuer la quantité de surface "maçonnée" et donner plus de légèreté aux constructions (vous remarquez au passage la sublime couleur des peintures dont j'ai déjà parlée...). La bordure de ce massif est en plessis de noisetier. En réalité, ce sont des treillis détournés en bordure, car je ne trouvais pas la hauteur qui me convenait. Et là, c'est parfait ! La terre décaissée de l'ancien parterre béton (il se prolongeait tout à gauche, première photo) a été utilisée pour recharger en terre différents endroits de la terrasse.


Ensuite, une fois tous les gravats enlevés, la première terrasse a été montée, sur plot, en prenant appui sur une marche béton existante que je voulais faire disparaître. Les plantes en pots depuis des années ont été plantées, les nouvelles aussi, la famille végétale s'est agrandie !


Ensuite, il a fallu redessiner le bassin à partir de l'existant, qui prenait avant une bonne moitié de l'espace. Aujourd'hui, il ne fait que 2,5m sur 1 mètre (environ). Puis le décaissement autour s'est fait, un vrai casse-tête si on voulait que le ponton donne l'impression de "flotter" un minimum...


Et puis vint le temps d'installer feutre et bâche, et enfin de remplir (grand moment d'émotion...).

(ici on voit les premières bases du ponton)

Le ponton fut construit. Je vous épargne les détails douloureux. Un de ces grands moment de galère où je me dit : "mais pourquoi j'ai des idées pareilles, bon sang" (en moins poli...). J'ai ensuite décaissé pour installer deux grandes poutres de la maison de mes parents (un peu de mon premier amour pour le jardin qui viendrait me poursuivre jusque chez moi, comme un symbole, en quelque sorte...) et en faire des retenues de terre, de chaque côté du ponton. 


Pour finir, en gros, il a fallu tout nivelé sur la dernière zone, avant de poser la pierre, pour le second espace de terrasse (on rigole pas, c'est moi qui l'ai fait...ahem).


Je vais faire un dernier article pour vous montrer le résultat, pas tout à fait définitif, des durs labeurs de Monsieur et Madame Les Artistes. Ce n'est pas parfait, ce n'est pas fini, mais cela nous ressemble. Je vais pouvoir finir le reste seule (enduit de la jardinière...), pendant que Monsieur L'Artiste me construira mes tables basses en palette..."enfin, ça, on verra" il a dit ! Il s'agira de ne pas trop en demander non plus :)

19 sept. 2012

Trois ambiances, deux terrasses, un mal de dos ! #1

Je vous introduisais dans mon précédent article quelques images du bassin; alors oui, il est enfin terminé. La terrasse a aussi avancé d'un grand bond en avant, et je me réjouis de pouvoir en parler.
Je vais reprendre depuis le début, si vous voulez bien...

Il était une fois, une maison des années 30 acquise par de courageux *et complètement givrés* nouveaux propriétaires. Tout était à refaire, bien sûr, sinon Madame et Monsieur Les Artistes *nous les nommerons ainsi pour les besoins de la narration* auraient bien eu trop peur de s'ennuyer...De raccordement au tout à l'égout en réfection d'électricité, en passant par quelques flammes pour la poésie (qui ont fait hurler Madame L'Artiste); de démolition de plafond en reconstruction de plancher, la maison mis un an et demi à se refaire une beauté. Mais, Madame L'Artiste regardait de temps en temps du côté du jardin, d'un air las et opprimé...Le lierre paraissait menaçant, et le bleu du bassin l'agressait...



Et, entre temps, les travaux avaient tant enlaidi son futur paradis, qu'elle ne savait plus où mettre les pieds ! 

non, vous ne rêvez pas...et encore, il y a encore la bétonnière sur le côté gauche avec les sacs de ciment, sable, etc...je mets celle-ci car tout en bas à droite, on aperçoit un tout petit bout (sous le pot) du massif béton donc je parle plus bas. On voit aussi une partie des pierres qui proviennent de la maison.



Alors parfois, quand le plâtre était un peu lourd à porter, ou quand les murs mettaient du temps à sécher, elle s’éclipsait dans le jardin et se mettait à rêver...Bien vite, les rêves ne suffirent plus, et elle entreprit seule de remodeler la terrasse : elle commença en s'expérimentant d'abord à la taille nuage sur un pittosporum pas vraiment gracieux. Puis, elle continua en supprimant ces vilains massifs en béton arrondis qu'elle ne pouvait supporter...La masse était sa meilleure amie, et quand le mal de dos la clouait au lit, le crayon et le papier l'accompagnait pour lui dicter de jolies histoires de jardin secret...(pour voir le projet de la terrasse, c'est ici)

Les poutres de la cave tombaient, des portes s'ouvraient dans les murs en pierre, et tous sans exception quittaient la maison pour trouver bien naturellement leur place au jardin et accueillir les futures plantations.


 Elle mis en place quelques pierres de taille *re-lumbago*, déplaça quelques dizaines de brouette de terre *re-torticoli*, mais souvent le désespoir finissait par gagner...


Heureusement, un soir, Monsieur L'Artiste eut pitié d'elle, et, laissant aux beaux jours la maison de côté, il la relaya à la pelleté, pour son plus grand bonheur !

A partir de là, les choses allèrent bien plus vite, il faut bien l'avouer...

(suite demain !)
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