Un grain de folie à partager, quelques idées à semer, beaucoup de couleurs à ajouter...
Le jardin des arts est l'endroit où les passions se rencontrent, avec pour terrain commun un jardin fleuri...
et un goût du naturel certain !
Et quand cela est saupoudré des malices d'une créature des chemins,
cela donne ça...
Bienvenus !


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20 mars 2014

Du soleil et des fleurs pour le printemps

Laisser la lumière entrer... 

Ou sortir la retrouver... 
 

Pour enfin, se laisser submerger.

Un jardin sous le soleil du premier jour du printemps, il n'y a rien de mieux. Les rayons qui passent au travers des fenêtres d'un nouvel appartement, sans balcon ni terrasse, c'est, malgré tout, aussi très bon à apprécier. C'est le printemps, et pour la première fois depuis longtemps, je n'ai pas tout de suite réalisé. Et puis, comme si une parcelle de moi (génétique ?) avait compris les signaux bien avant mon cerveau, j'ai foncé droit vers une jardinerie. Il fait beau, les cerisiers du Japon sont en fleurs. Le sourire est là et ça y est, c'est le printemps aussi pour moi. J'arrête la voiture sur le bas côté pour prendre le temps de photographier les pompons d'un serrulata, le sourire s'agrandit. J'avais dit, non, pas de fleurs sur mes fenêtres, c'est bien trop triste, quand on a connu un jardin, mon jardin. 
Mais vois-tu, je reviens, les bras chargés de pétales bien en vie.


Alors ouvrir la fenêtre, laisser les rayons et les murmures du soleil (oui il murmure...n'entendez-vous pas ?) entrer, et garnir sa fenêtre de couleurs et de soie. Les pots en plus seront à distribuer, au patron de ce bar, parce qu'il est gentil et droit, et que je ne lui ai jamais dit merci. Aux voisins d'en face, parce que nous ne nommes pas des étrangers les uns pour les autres. et des images pour vous, parce que vous êtes toujours là. 





11 sept. 2013

Dernier tour au jardin de l'été

Un peu plus d'un mois que je n'ai rien publié, j'aurais aimé vous dire que c'est parce que j'étais partie au soleil, mais hélas, non. Les vacances ont été annulées, les projets retardés, l'été s'est écoulé entre tempêtes naturelles et catastrophes psychologiques. 
Mes derniers billets avaient sans doute un peu pour vous l'arrière-goût de ce qui se passe quand la vie n'est pas facile, et j'en suis désolée. J'ai dû m'éloigner un peu de vous, pour tout un tas de raisons. Néanmoins, j'ai repris ces derniers jours le contact avec les vôtres, de vies, et leur douceur m'a fait du bien. Les nouveaux défis de Virginie, les questionnements de Valou, les belles floraisons de Laly, les chaises musicales de Lydie, les balades de Marie, les douces couleurs de Louli, les combats de Sylvaine, les visites de Nicole, les associations de Geneviève, les voyages de Malo...
Je me suis attristée aussi pour Sophie (reviens-nous vite, je t'en prie ! ).

J'ai tout vu, tout lu, je me suis rengorgée de vos images jusqu'à que le sourire revienne.
En attendant, le Jardin des Arts a besoin d'une pause, le temps de remettre en place toute une vie chamboulée. Le temps de retrouver le chemin du jardin dans des bottes confortables, si possible. Je ne finirai pas en ce mois d’août avec mon dernier article "Hors-sujet", qui devait honorer le travail accompli par ces mains d'hommes qui nous aident tant, malgré le fait que l'on rage de ne pouvoir se débrouiller seule. C'est un peu au-dessus de mes forces. 
Je pars m'aérer dans l'est de l'Europe, appareil photo à la main, avec je l'espère l'envie à mon retour de vous faire partager quelques images de quelques jardins secrets. L'occasion pour moi de faire naître une nouvelle rubrique comme à chaque début de rentrée : "Jardins d'artiste" avec chaque mois une visite de jardin.

En attendant, quelques photos en cette fin d'été qui s'étire avec langueur...

 

Je vais programmer pour chaque semaine un billet de "Dimanche photographie", pour vous garder un peu avec moi...
Je vous souhaite deux bons mois pleins de surprises, de floraisons, de joie de vivre, et de bonheur, surtout, au quotidien.
A bientôt !


29 juil. 2013

Moi en 1999...Hors-sujet ? mais non.... #9

Je ne vais pas faire dans l'originalité aujourd'hui, c'est mon anniversaire, il ne faudrait non plus que j'ai trop à travailler. Une belle idée avait circulé sur les blogs de tout genre, il y a quelques semaines, et cela m'avait beaucoup plu. Cela avait commencé chez La défraichie (ce n'est pas un blog jardin, je vous  préviens, mais je l'adore), et j'avais ensuite parcouru quelques petits billets à droite à gauche, un peu émue, souvent amusée. Alors c'est à mon tour, je vais écrire à la jeune fille que j'étais à 16 ans. A la sauce jardinière, bien sûr.

"Chère Stéphanie,

Tu as 16 ans aujourd'hui. Je sais, oui je sais que les années que tu vis ne sont pas les plus faciles à vivre. Le lycée, les interrogations, et la sensation de ne jamais se sentir à sa place. Tu sais quoi ? Je crois que la plupart des gens autour de toi ressentent la même chose, rassure toi. Même si tu aimerais trouver les bonnes réponses, j'ai une mauvaise nouvelle, il n'y en a pas. Mais ce n'est pas si négatif que ça, ça signifie que tout est possible. Tu veux être styliste, avocate, delphinologue, archéologue, architecte d'intérieur, chirurgien, psychologue...Change autant qu'il le faudra, c'est ce qui te construit. 
Un jour, tu auras 30 ans, et tout cela ne t'aura pas empêchée de trouver ta voie.

Regarde toi, tu es quelqu'un de passionnée, le manque de confiance en toi te joue beaucoup de tours, et ça n'est pas prêt de s'arrêter. Mais heureusement, tu as tes rêves bien ancrés. N'écoute pas les gens qui te disent que tu es nulle. Oublie les, relève la tête. Garde tes rêves tout au creux de toi, et ne crois pas ceux qui disent qu'il faut redescendre sur terre, ils ont tord. 
Un jour, tu auras 30 ans, et le besoin de rêver sera toujours là, je te promets, et t'aidera à avancer.

En parlant de passion, quelque chose a germé en toi, il y a quelques temps. Une belle passion qui grandit, t'accompagne, prend toute la place. Tu sais de quoi je parle ? Je suis sûre que non : c'est inhérent au vrai plaisir, on ne programme rien. Et pourtant, tu plantes, tu apprends le nom des fleurs, tu déplantes, tu souris. Si, je le sais, n'essaie pas de nier, et ne pense pas que c'est idiot, ou bizarre, ou ringard d'aimer jardiner à ton âge. 
Un jour, tu auras 30 ans, et les bouts de plantouille que tu mets en terre aujourd'hui sont les trésors que tu admireras, avec fierté et émotion. 

Beaucoup d'autres passions t'animent, et je sais que tu crois que tu t'éparpilles, que tu n'es pas assez tenace. Mais un jour, le dessin, l'écriture, la création, tout ce que tu aimes de différent vont se réunir en quelque chose de si logique et parfait que tu en seras surprise toi-même. Et le jardin sera au creux de tout ça, même si je sais que tu n'y penses pas encore.  Alors continue à dessiner, écrire, créer et jardiner. Ne t'en éloigne jamais. 
Un jour, tu auras 30 ans, et tes passions seront devenues encore plus importantes pour toi. Tu comprendras pourquoi. Je ne vais pas tout te dire aujourd'hui, je te laisse la surprise.

Et puis enfin, je sais que tu ne t'aimes pas trop, que tu te trouves empotée, pas très jolie, et mal dans ta peau. Cela t'éloigne des gens, tu ne sais comment leur parler. Je te le promets : ça changera. Tu vas me prendre pour une vieille radoteuse (non, 30 ans, ce n'est pas vieux...) mais laisse tes mains dans la terre le plus longtemps possible, cela va beaucoup t'aider. Cela parait incroyable, mais gratter et planter va t'apprendre à te connaitre et ce sera un jour pour toi la source même de ton équilibre. Tu y trouveras le sourire, et il ne te quittera presque plus. Tu vas apprendre à t'aimer un peu plus pour ce que tu es, et surtout tu vas apprendre à aimer les autres.
Et un jour, tu auras 30 ans, entourée par les gens que tu aimes. Ceux de toujours, ceux de plus tard, tu sais, les gens partent, reviennent, ou non. Tu auras 30 ans, je ne te garantis pas que le bonheur sera entier, mais je peux te promettre que tu aimeras la vie comme tu ne peux même pas imaginer.

Je te dis à bientôt, je penserai à toi souvent. Si je pouvais, je te serrerai dans mes bras. 

Stéphanie.

PS : je vais essayer de ne pas te décevoir, je me bats tous les jours pour ça. "

Je vous imagine penser à votre vous de 16 ans...vous étiez déjà des jardiniers/ères vous ?

24 janv. 2013

En attendant...

Des pétales chiffonnés pour des demoiselles pressées de se réveiller...



Et du vert dans les couffins, pour les merveilles de demain...


Je vous parlais il y a pas si longtemps des travers des jardiniers; le plus chatouilleux, pour moi, c'est l'impatience. Ajoutée à mes travers de personne très imparfaite, je peux vous dire, c'est pas joli joli :) Je vous l'ai jamais dit *instant confidence...peut être vais-je l'effacer tout de suite...ou pas, tiens* mais je suis une grande angoissée...Et je viens, ces jours-ci, de me rendre compte à quel point le jardin rend ma vie meilleure, c'est pas croyable. On se demande, pourquoi ces sautes d'humeur, pourquoi ces jours un peu gris dans la tête, aussi, pourquoi toutes les angoisses qui refont surface, en ce moment...Et bien j'ai trouvé, alors que je regardais le dehors à travers la fenêtre : le jardin permet de tout évacuer, de se recentrer, et de penser un peu à autre chose qu'à soi-même. En fait, c'est un vrai exutoire, au quotidien, il m'aide à aimer l'être humain que je suis.
Pas vous ?

2 mars 2012

Soleil de mars, resteras-tu ?


Chaque année, c'est le même chant, le même discours, les mêmes désillusions. Tout est là pourtant : les choses retrouvent cet éclat particulier que seul un vrai soleil est capable de leur donner; nous nous surprenons même à offrir avec un bonheur empressé notre visage avide aux rayons chaleureux...Le manteau n'est-il pas déjà à deux doigts d'être soigneusement lavé, plié, rangé ? Mais non, le soleil est traître, il se cache d'un coup au détour d'un nuage, nous le suivons des yeux, certains qu'une petite prière intérieure le fera revenir...Mais le gris l'emporte, la couleur de l'hiver et des jours de pluie. Déjà de mon coté je frissonne, pourtant encore sûre que ma nouvelle veste suffira à affronter les matins qui vont suivre...Et j'y entre, dans ces matins, le vent en pleine face, le froid s'immisçant dans chacune des interstices de ce vêtement si mal préparé aux fins d'hiver...Mais heureusement, Billibulle a caché des gants dans ma poche...

Alors me voila, pestant contre cet hiver qui n'en finit pas, jurant quand quelqu'un me dit, que, si si, la semaine prochaine il va neiger...Comment?! mais vous rêvez, l'hiver est derrière nous, les beaux jours sont à nos pieds ! Je calcule dans ma tête : quand tombent les saints de glace ? en mai ? vieille tradition sans fondement...Que prévoit la météo ? une grande vague de froid? impossible ! de toute façon la météo se trompe tout le temps...Et je surveille le ciel, le nez collé à la fenêtre, enfin pas trop longtemps, parce que, ma foi, la vitre est bien froide...Je reste blottie tout contre le chauffage que je pensais, je l'avoue passablement, déjà éteindre. Le moral descend aussi vite que les rayons du soleil sont engloutis...Et j'en veux au soleil pour cette partie de cache-cache qui n'en finit pas. Je suis joueuse, mais là, franchement, je ne trouve plus ça drôle du tout...

Mais l'humeur se colore si bien, la gaieté me rejoint si vite quand mon astre préféré repointe le bout de son nez. Et me revoilà prête à enfiler une petite robe légère, à sortir les tables du jardin, et de nouveau tendre mon visage réchauffé par le ciel...Et, vous savez quoi? Billibulle fait de même...

Alors, à faire en mars :

 Sortir aux premiers beaux jours, parce que notre âme en a sacrement besoin ;

 Régler son réveil à l'heure d'été, le dernier dimanche de mars (avec le sourire aux lèvres je vous prie...)

 Divisons les vivaces ! éparpillons les annuelles ! semons les salades ! Et allons-y gaiment, la nature se réveille !

Et surtout, ô surtout : fêtons le printemps! cela fait des mois que nous l'attendons celui-là...

14 févr. 2012

Le 14 février, je fête...février ! et pis c'est tout !


Tout commence. C'est même juste avant, les prémices d'un début. L'idée d'un après. C'est un peu comme un neuvième mois de grossesse, la dernière semaine avant les grandes vacances, les bonnes odeurs d'un somptueux repas en train de se préparer. Le mois de février est un peu tout ca, un peu pénible mais tellement doux, un petit vent de changement dans l'air...J'ai surpris Billibulle en train de guetter quelque chose par la fenêtre grande ouverte, en frétillant du nez comme au contact d'un parfum surprenant qui ne viendrait chatouiller qu'elle. Il se passe quelque-chose de fantastique, ça c'est sur...

Réveillée -enfin- de la stupeur d'un moins de janvier à rallonge, me revoilà partie sur les traces d'une année qui s'écoule, bien décidée à me faire dévaler une nouvelle pente raide mais tellement tentante ! En février les chuchotement retombent, le souffle de nos respirations reprend son cours. Nous échangeons notre masque de bonne figure contre celui, plus vivant, du "ça y est, on peut y aller". Et trahissant janvier qui est dejà loin, nous y allons, bien décidés à faire ressembler cette année aux autres, au moins, s'il vous plait. Pour moi, février est à janvier ce que le jaune et au bleu : un nuanceur, permettant de rétablir l'équilibre dans nos têtes et nos vies. 
Un juste retour aux choses qui me permettrait d'aborder le reste à suivre avec facilité et avec pourquoi pas, un peu d'empressement. Celui de savoir ce que enfin, 2012 a à nous révéler...

Alors en février :

se vider la tête, et se laisser remplir de futilité bienfaitrice, comme la pensée de la super crêpe au nutella qu'on va s'engloutir en rentrant du boulot;

fêter son anniversaire le 29, au lieu du 28 pour une fois...et le fêter deux fois, non mais !

Nettoyer les pots, préparer les outils, pour être fin prêt quand le jardin se réveillera vraiment;

Et surtout regardez par la fenêtre ouverte vous aussi, respirez l'air frais à grandes gorgées, vous serez peut être là au bon moment, quand de jolies couleurs et de doux parfums pointeront le bout du nez...

7 févr. 2012

Bulletin météo

Dehors, il neige.

Que nous évoque-t-elle, cette reine blanche qui, dans nos régions, ne daigne nous montrer son nez que de rares fois?

La douceur, pour sa texture inégalable, qui nous donnerait envie de plonger dedans pour ne plus en sortir; ce grand berceau fait de coton et de poussières d'étoiles...

La pureté, pour son blanc si clair, que même le plus fabuleux des peintres ne pourrait en égaler la splendeur; notre regard pourrait s'y perdre pour ne plus jamais en sortir...
La nature, dans sa plus parfaite expression,la plus sauvage, une alter ego indomptable; elle est tellement brute qu'elle pourrait nous parler de notre propre humanité...

 Mais enfin, dehors il neige, et loin de ces considérations, je n'aurais que quelques objections à retenir. 

Tout d'abord, la neige, c'est froid : le nez goutte, les yeux pleurent, mais ca tombe plutôt bien, dirons nous, puisque tout ces liquides , pris dans leur tourment de glace, n'auront pas l'occasion d'aller bien loin. Et oui ! Nous ne pouvons pas grand chose contre les lois de la physiques...  *à O°C, les liquides corporels gèlent, c'est ainsi...*
Ensuite, la neige, c'est dur : quelle déception ressentie au toucher de cette fausse amie, qui instantanément nous givre et nous transforme la main en bout de corps inerte; la prétendue douceur est alors, bien loin derrière nos songes de volupté...
Enfin, la neige, ca glisse : le supplice commence dès la porte de notre doux foyer entrouverte, là où notre pied évite de justesse d'entamer une danse incontrôlée sur un sol non coutumier. L'aventure continue sur cette piste improvisée et, quand nous arrivons tant bien que mal à nous glisser dans l'intérieur de notre véhicule, ce n'est que pour se retrouver dans la peau d'un  pilote très spécial qui jouerait à slalomer entre les épaisseurs de glace.

 Mais bon dehors, il neige, exit ma mauvaise humeur, ma mauvaise foi, ma mauvaise tête...J'ai vu Billibulle lever la tête vers le ciel, fermer les yeux, et offrir sa bouche grande ouverte aux petits flocons glacés...

 

Ecrit il y a quelques jours...là le jardin est tout de coton...mais bon, maintenant, vous le savez, je reste bien au chaud !

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